Quand on lit la bio de Clarisse Albrecht,
on lit souvent les mots se référant au métissage
: mélange, international,
multiples cultures,
voyages…
Á vrai dire pourquoi en utiliser d’autres ?
Une fois lu sa bio et écouté à plusieurs
reprise sa musique, ces mots sonnent justes et semblent effectivement
définir l’artiste dans son ensemble.
Á ceux-là j’ajouterai les mots nostalgie,
douceur et langueur,…
une ambiance musicale rappelant la douceur de Sade,
une voix un brin nostalgique, une
mélodie laissant la porte ouverte au mot espérance
et positivisme.
Comme cette chanteuse-auteur, propose une musique qui lui ressemble,
tout est pratiquement dit.
Sa musique la révèle.
C’est souvent ce qui arrive quand un artiste est honnête
; quand il ne se trahit pas.
Née en France, mais élevée en Afrique (un
court temps en Guinée-Bissau et puis au Mozambique) de
père français aux origines allemandes et de mère
camerounaise, c’est le Brésil qui se révèlera
sa patrie de cœur.
Pour une fille au métissage déjà bien présent,
le choix du Brésil se comprend aisément : un pays
où le mot diversité
ne fait pas peur, au contraire. C’est un mot autour duquel
s’est bâtie la culture populaire : il anime les rues,
la gastronomie, l’art pictural, littéraire et musical.
En fait le Brésil est le témoignage le plus probant
de la rencontre de l’Europe, de l’Afrique et de l’Amérique.
C’est seulement suite à plusieurs voyages à
travers le monde que Clarisse se
rendra à l’évidence : elle aime la chaleur
de ce pays, son goût pour le métissage, la douceur
de sa mélodie, la musique de sa langue… c’est
donc naturellement qu’elle commence à s’exprimer
à travers les codes de la bossa nova.
Tout ceci semble si logique que pas un instant il me vient à
l’idée de me dire… « ce n’est pas
une brésilienne qui chante ». On sent que c’est
une culture qui lui colle à la peau. Rien ne semble surfait,
copier ou fait dans le doute. Tout coule de source et c’est
assez agréable d’écouter de la musique qui
vous fait ressentir apaisement et douceur.
Avant d’en arriver à un tel résultat, Clarisse
a commencé à aborder la musique en intégrant
différentes formations gospel et soul-rock, et en assistant
à quelques cours au conservatoire.
Á la recherche de son identité, elle voyage, elle
rencontre, écoute et partage, elle vit et écrit
ses expériences pour son propre bien-être.
Puis, à force d’expérimenter la vie, elle
finit par trouver les réponses à ses questions.
Elle se décide alors à se dévoiler et se
rend compte qu’elle est plus à l’aise lorsqu’elle
partage son intimité textuelle à travers les langues
étrangères, plutôt qu’à travers
sa langue natale.
Mes textes me permettent d’exprimer ce que je ressens. Chanter
en portugais ou en anglais m’aide à conserver une
distance entre la musique et mon intimité, et par conséquent
de dire des choses très personnelles sans pour autant être
totalement déstabilisée.
Clarisse Albrecht
Ses textes sont soutenus par des rythmes bossa mais aussi électro
lounge sur lesquelles elle nous démontre des capacités
vocales franchement plus étendues qu'un doux brind de voix
(You let Us Down en écoute sur
sa page myspace en est un bon exemple).
Clarisse Albrecht fait partie de
ses artistes français confidentiels qui mériteraient
d'être invités à la Star Ac' pour apprendre
au gens ce qu'est d'avoir 'une couleur'!
Merci aux vrais artistes français de nous démontrer
que la France est bien plus que ce que l'on veux nous faire VOIR
!
clemencizm